Aurélie

Je suis étudiante en droit à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et je me destine au métier d’avocat pénaliste. J’accorde un intérêt tout particulier à la défense des droits de l’enfant et à l’intégrité des mineurs. Je suis fière de mon parcours bien qu’ayant longtemps considéré ce sujet comme tabou.

Mon histoire est la suivante : J’ai été prise en charge par l’aide sociale à l’enfance quand j’étais mineure et j’ai été placée en famille d’accueil suite à la décision de Madame le juge pour enfants. Déscolarisée au collège, la reprise de mes études a été difficile mais je savais que c’était l’unique moyen de sortir de ma précarité et je me suis accrochée à mon projet de vie. Ma famille d’accueil m’a beaucoup aidé à reprendre confiance en moi et a cru en mes capacités. J’ai pu, grâce au soutien de mon éducatrice, bénéficier d’un contrat jeune majeur.

J’ai lu le témoignage de Monsieur Lyes Louffok, ancien enfant placé et membre du conseil national de la protection de l’enfance et cela m’a redonné espoir.

Je souhaite également que le contrat jeune majeur soit proposé d’office à tous les jeunes qui atteignent leur majorité, car à 18 ans, sans ressources et sans logement certains d’entre eux se retrouvent démunis dans une grande précarité et sont contraints d’arrêter leurs études. Les études et l’accompagnement sont au cœur de la reconstruction des jeunes en difficulté or « … 70% des enfants placés, lorsqu’ils quittent l’ASE, n’ont aucun diplôme » et « …40 % des jeunes sans domicile fixe sortent de l’aide Sociale à l’enfance ».

Je souhaite partager mon témoignage afin que chaque jeune puisse avoir sa chance et avancer dans sa vie d’adulte. Une petite lueur d’espoir peut changer un destin.

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